On connaît la suite depuis mai : le FC Barcelone n’est jamais allé plus loin que les quarts de finale de cette Ligue des champions 2025-2026. La défaite 0-2 concédée au Camp Nou face à l’Atlético Madrid, le 8 avril 2026, n’était donc pas un simple accroc de parcours. C’était, avec le recul, le début de la fin d’une campagne européenne qui s’est arrêtée aux portes des demi-finales.

Ce qui s’est passé au match aller
Ce soir-là, le Barça menait pourtant la partie sur le plan du jeu jusqu’à la 44e minute. C’est là que tout a basculé : Pau Cubarsí est expulsé, laissant les siens à dix pour l’heure de jeu restante. Dans la foulée, Julián Álvarez transforme un coup franc consécutif à l’exclusion et ouvre le score. Alexander Sørloth enfonce le clou à la 70e minute pour porter la marque à 0-2.
Le tournant du carton rouge
L’expulsion de Cubarsí reste, encore aujourd’hui, le moment charnière de cette double confrontation. Perdre un défenseur axial à la 44e minute contre une équipe aussi opportuniste que l’Atlético, c’est offrir à Diego Simeone exactement le scénario qu’il affectionne : un money-time à exploiter et un bloc à resserrer. Álvarez n’a pas laissé passer l’occasion, et Sørloth a fait le reste.
Le match retour : une remontada avortée
Une semaine plus tard, le 14 avril, le Barça a répondu présent au Metropolitano. Lamine Yamal ouvre le score dès la 4e minute, puis c’est Ferran Torres qui égalise sur l’ensemble des deux matches à la 24e minute. Mais Ademola Lookman a douché les espoirs catalans à la 31e minute, redonnant l’avantage à l’Atlético sur l’ensemble des deux rencontres. Le Barça a poussé jusqu’au bout, y compris à dix après l’expulsion d’Eric García à la 80e minute. Score final du retour : 1-2 pour Barcelone, mais 3-2 sur l’ensemble des deux matches en faveur de l’Atlético, qui file en demi-finale.
Ce que ça dit de la saison du Barça
Éliminé par l’Atlético, qui s’inclinera ensuite face à Arsenal en demi-finale, le Barça referme donc son exercice européen sur un goût d’inachevé. Deux cartons rouges à des moments clés, une équipe pourtant séduisante et rajeunie autour de Yamal, mais incapable de gérer les temps forts adverses sur les grands rendez-vous : voilà le résumé d’une campagne européenne qui promettait davantage.
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